Ville de Dijon 

Conseil municipal du 17 décembre 2018

Interventions du groupe

Agir pour Dijon

Rapport 1 budget primitif 2019

Emmanuel Bichot

– Les dépenses de fonctionnement, mesurées en neutralisant les effets exceptionnels, sont en augmentation de 1% par rapport à 2018 après une augmentation de 1,2 % entre 2017 et 2018. La norme de 1,2 % maximum fixée par l’État chaque année à partir de la référence de 2017 est donc respectée, mais avec une très faible marge.

– Les charges à caractère général augmentent de + 6,3 %, soit + 2,5 M€, dont 1,5 M€ pour l’inauguration du Musée des Beaux-Arts rénové. Ces dépenses d’inauguration nous paraissent exagérées, alors qu’un travail de relations de presse devrait suffire pour la promotion de l’événement. Le projet On Dijon de gestion connectée de l’espace public pèse lourdement dans les charges de fonctionnement, avec 1,8 M€ au titre du contrat avec en plus un loyer de 122 600 € à verser la SPLAAD pour les locaux du nouveau poste sur le site Teletech.

– Les contributions directes (taxe d’habitation et taxe foncière) sont en augmentation de 2,4 M€ soit + 2,2 %, soit un niveau supérieur aux dépenses de fonctionnement. Nous regrettons à nouveau que vous n’ayez pas fait un effort de modération fiscale en baissant progressivement les taux. Rappelons que les taux du bloc communal (ville+ métropole) sont au 10ème rang pour la taxe d’habitation et au 11ème rang pour la taxe foncière en 2018, sur une quarantaine de villes de plus de 100 000 habitants.

– Les dépenses d’investissement sont à un niveau élevé en raison des grands projets que sont les Musée des Beaux-Arts avec 8,4 M€ et du projet On Dijon avec 2,7 M€, ou encore de la Cité de la gastronomie avec 2 M€. Rappelons nos positions sur ces projets :

– L’instauration d’un droit d’entrée pour les visiteurs extérieurs au Musée des Beaux-Arts

– La perplexité sur l’utilité concrète des dépenses faramineuses du projet On Dijon et la demande d’un débat public

– Le contrôle foncier ou immobilier du pôle culturel de la Cité de la gastronomie par la ville ou par la métropole, en particulier l’ancienne chapelle.

En revanche les moyens n’augmentent pas pour entretenir le patrimoine et pour rénover les équipements publics, notamment les écoles qui comptent encore des préfabriqués ou les installations sportives. À cet égard des crédits pour travaux sont inscrits pour le Palais des sports à hauteur de 775 000 €, pourriez-vous nous indiquez quel est le lien avec le projet de création d’un nouveau palais des sports porté par le club la JDA ?

– En ce qui concerne le personnel, nous sommes surpris par la discordance entre le tableau des emplois, qui mentionne un total de 2928,5 postes, et la prévision de postes réellement occupés qui est de 2176,5 emplois, soit un écart de plus de 750 emplois entre la théorie et la réalité.

Le nombre de postes budgétaires réellement occupés est en diminution de 60, en 2019, dont plus de la moitié dans les services techniques. Quelles seront les conséquences sur l’organisation du service et sur les services rendus ?

En ce qui concerne la police municipale, l’effectif est en baisse avec 67,4 postes occupés inscrits pour 2019 contre 74 inscrits au budget 2018 mais qui n’ont pas été réalisés. Décidemment les effets d’annonce n’en finissent plus depuis juin 2016, le point le plus bas de l’effectif de la police municipale avec 45 emplois. Mais la réalité ne suit pas. Pourriez-vous nous expliquer vos difficultés à recruter ?

En ce qui concerne la dette, il faut prendre en compte celle de la ville et aussi celle de la métropole. La dette cumulée par Dijonnais est passée de moins de 1100 euros en 2001 à plus de 2400 euros fin 2018.

En ce qui concerne la dotation de fonctionnement des groupes politiques, qui sont nombreux dans votre majorité sans compter la scission récente avec la création du groupe LREM, je ne comprends pas l’augmentation des crédits. En ce qui concerne Agir pour Dijon notre dotation est strictement proportionnel au nombre de conseillers. Pourriez-vous dans ces conditions nous communiquer la répartition des dotations à chaque groupe depuis trois ans et pour 2019 ?

CONTRE

Rapport 9 – Abattement de taxe foncière sur les propriétés bâties

Bernard Bonoron

Les efforts demandés aux bailleur sociaux en matière d’entretien courant et de tranquillité publique ne produisent pas malheureusement les effets escomptés.

Nous en avons un exemple récent avec les immeubles des 32 et 34 avenue du Lac à la Fontaine d’Ouche qui vont être démolis.

Sans doute faudrait-il donner la priorité au rétablissement de la présence de gardiens d’immeubles, qui donne entière satisfaction.

Le groupe Agir pour Dijon considère que les bailleurs sociaux ne font pas tous les efforts suffisants par rapport à l’avantage fiscal qui leur est accordé, et s’abstiendra donc attendu que le compte n’y est pas.

Nous souhaiterions également attirer votre attention sur la différence de traitement envers les copropriétés privées qui, elles, ne bénéficient d’aucun avantage fiscal.

ABSTENTION

Rapport 10 Travaux de piétonisation

Stéphane Chevalier

La piétonisation du centre-ville se poursuit, et à lire vos intentions, il semblerait que ce ne soit pas en 2019 que cela s’arrête. Si nous vous suivons sur le souhait légitime de diminuer la pollution et de redonner de l’espace public aux piétons, il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons pas nous satisfaire du résultat global de ce qui est déjà réalisé, et également des projets que vous envisagez.

À plusieurs reprises, Agir pour Dijon a fait part de son mécontentement sur le revêtement de la place Notre Dame et des rues adjacentes. Des sols archi bétonnés, imperméables, qui concentre la chaleur. Ils ne sont pas à la hauteur des façades et du patrimoine dijonnais.

De surcroît, pas un arbre rue de la Liberté, même l’arbre artificiel vous l’avez enlevé !, pas un arbre rue Piron, pas un arbre rue Charrue, pas un arbre rue du Bourg, pas un arbre rue des Forges, seulement 1 place Jean Macé, 4 places des Cordeliers. Ce n’est pas le centre-ville que nous voulons. Il a fallu une pétition des Dijonnais pour que vous commenciez à réagir, et on apprend en commission de quartier centre-ville de la bouche même de Madame KOENDERS qu’il n’y a pas d’argent dans le budget général pour la plantation d’arbres et que si l’on en veut il faudra prendre sur le budget participatif de cette même commission. De l’argent public, vous en avez bien pour ce que vous voulez, notamment pour une communication intensive à votre gloire.

De surcroît, les commerçants ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche ! Votre volonté de piétonniser la dernière artère qui permet d’entrée dans le centre-ville, je veux parler de la rue Monge et du secteur Bossuet, n’est pas sans inquiéter nombre de professionnels et d’habitants qui se demandent légitimement s’ils ont encore un avenir ici. 1 commerce sur 2 a perdu en moyenne 30% de chiffre d’affaires, ce ne sont pas mes chiffres mais ceux de France 3 Bourgogne qui a réalisé un bilan des 5 ans de la piétonisation de la rue de la Liberté. Cela doit nous faire réfléchir ensemble sur ce qui peut permettre d’augmenter l’affluence au centre-ville.

C’est pourquoi Agir pour Dijon renouvelle ses propositions de semi-piétonisation de certaines zones qui permettrait, en fonction des jours et des horaires, de conjuguer la pluralité des modes de transports. Nous proposons également une navette qui fasse des allers-retours rue de Liberté, entre la place Darcy et la place du Théâtre, pour répondre aux besoins des personnes de tous âges à mobilité réduite. Nous demandons aussi une végétalisation du centre-ville, non pas sur le budget de la commission de quartier centre-ville mais sur le budget général de la ville. Nous demandons enfin une concertation de tous les dijonnais sur la piétonisation de l’entrée Sud à savoir les secteurs Monge/Bossuet.

ABSTENTION

Rapport 19 « Dijon vu par… » Choix de l’artiste

Marie-Claude Mille

Mon propos n’est pas de mettre en cause le choix de l’artiste pour l’année 2019 de « Dijon vu par… ».

Nous attendons avec curiosité le parti pris de cet artiste concernant le patrimoine de Dijon.

Le Groupe Agir pour Dijon s’interroge sur les modalités retenues pour le choix de l’artiste chaque année.

Est-il le lauréat d’un concours ? Si oui, qui participe au jury ?

Est-il sélectionné par cooptation ? Dans ce cas qui décide ?

Par ailleurs, le Groupe Agir pour Dijon s’étonne de ne pas voir figurer dans le rapport d’aujourd’hui   le coût de la manifestation et souhaiterait en avoir communication.

Je vous remercie.

POUR

Rapport 20 – Prolongation DSP du Parc des expositions et des congrès

Emmanuel Bichot

Ce rapport appelle quatre questions de la part du groupe Agir pour Dijon :

1/ Le contrat de délégation de service public en cours avec l’association DIJON CONGREXPO a été prolongé d’abord d’un an, jusqu’au 4 janvier 2019, puis avec proposition ce soir de nouveau d’un mois.

Pourquoi ces reports ? auriez-vous rajouté des conditions par rapport au cahier des charges d’origine ?

2/ La durée de la nouvelle délégation de service public ne serait plus que de quatre ans : pourquoi une durée aussi courte par rapport à la pratique antérieure (7 à 8 ans) et au cycle d’activité commerciale du secteur ? Une durée aussi courte est-elle compatible avec un investissement efficace du gestionnaire ? Finalement qu’avez-vous en tête avec cette durée de quatre ans ?

3/ La ville n’assure pas son devoir de propriétaire dans le Parc des expositions, sans projet de rénovation mais sans se prononcer non plus sur son éventuelle relocalisation. Comment faut-il comprendre cette politique, qui obère l’avenir ? Rappelons que les derniers investissements importants d’environ 4 M€ ont été réalisés avec une subvention de 2 M€ du conseil général et aucune aide de la ville. Si le palais des congères a été rénové du temps de votre prédécesseur, l’infrastructure du parc des expositions est obsolète, impossible à chauffer l’hiver, l’accessibilité handicapé n’est pas réalisée, le parking des exposants et des visiteurs posent de gros problèmes.

4/ Enfin dernière question monsieur le maire, si vous ne trouvez pas un accord avec le gestionnaire actuel avant fin janvier, que se passe-t-il concrètement pour la gestion du Palais des congrès et du parc des expositions dès le 4 février 2019?

ABSTENTION

Rapport 32 : Organismes divers – attributions de subventions

Emmanuel Bichot

Nous ne pouvons évoquer ici les 322 dossiers, mais nous sommes très surpris par la proposition de subvention pour l’association Amis du Port du Canal.

Cette association organise chaque année la fête du Port du Canal, une belle manifestation de quartier populaire qui accueille en moyenne 15 000 visiteurs. Elle fédère 23 autres associations qui s’entraide et échange des services avec la ville. Le temps cumulé consacré par les bénévoles représente 65 semaines de travail.

La subvention de la ville est en chute libre depuis cinq ans : elle est passée de 15000 € à 7000 € et serait ramenée en 2019 à 4200 €. C’est une sanction incompréhensible !

Malgré sa bonne gestion, l’association ne sera plus en mesure d’organiser la fête du Port du Canal avec ce niveau de subvention. Elle vous a écrit pour expliquer ses besoins financiers. C’est pourquoi nous souhaiterions que cette subvention puisse être réexaminée.

ABSTENTION

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