Nous souhaitons une bonne rentrée dans les écoles primaires dijonnaises, publiques et privées, aux quelques 13 400 enfants concernés, à leurs familles, aux enseignants et aux agents.

Nous regrettons cependant que la municipalité ait décidé de fermer une école pour cette rentrée 2018, surchargeant de ce fait une école voisine.

Nous alertons plus largement sur le retard d’investissement dans les écoles publiques. Des travaux de réparation ont dû être réalisés en catastrophe cet été dans deux groupes scolaires, Alsace et Lamartine, faute d’un entretien suffisant. Certains groupes scolaires sont encore équipés de préfabriqués ! C’est pourquoi nous avons demandé, lors du conseil municipal de juin, la réalisation d’un audit sur l’état du parc immobilier des 77 écoles publiques dijonnaises et préconisons un plan de rattrapage. Sans oublier les aménagements nécessaires pour améliorer la circulation, le stationnement et la sécurité aux abords des écoles. La municipalité aura plus investi depuis 2001 dans le grand stade ou dans le musée des beaux-arts que dans les écoles primaires. Elle n’a pas manqué pourtant d’amputer leurs espaces verts pour réaliser des opérations immobilières.

Nous désapprouvons les fermetures de classes décidées par l’inspection académique, avec parfois plus de 30 élèves en maternelle. Sans être situées dans des zones prioritaires, ces classes sont souvent de plus en plus difficiles, notamment du fait d’une proportion d’enfants de langue maternelle étrangère croissante parfois supérieure à 10 %.

La majorité municipale refuse obstinément d’organiser une consultation auprès des parents d’élèves et des enseignants sur un éventuel retour à la semaine des quatre jours, pourtant adopté massivement par les autres communes de la métropole. Le sujet des rythmes scolaires mériterait un véritable débat démocratique.

Pour notre groupe, l’école est une priorité : nous devons tout mettre en œuvre pour garantir des conditions d’accueil et d’enseignement optimales à nos enfants.

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