Vous trouverez ci-dessous le discours qu’Emmanuel Bichot a tenu lors du déjeuner champêtre d’Agir pour Dijon le dimanche 26 août, devant plus de 150 personnes et personnalités politiques de la métropole, dont Gilbert Menut maire de Talant, Sébastien Kencker conseiller municipal d’opposition à Quetigny, Martine Dériot conseillère municipale d’opposition à Longvic, Axel Mouffron leader de l’opposition à Fenay, Gilles Trahard délégué départemental d’Agir La Droite Constructive, Philippe Neyraud président d’association à Chenôve et Jean-Philippe Morel (Parti Radical) co-président du groupe d’Union de la droite et du centre à la métropole.

« Chers amis,

Vous êtes très nombreux et c’est un bon signal pour Dijon. Je tiens également à saluer les représentants d’autres communes de la métropole présents aujourd’hui.

Nous sommes à un et demi des prochaines élections municipales et notre mouvement, Agir pour Dijon, est aujourd’hui sur la ligne de départ pour ce rendez-vous.

Nous sommes la première force d’opposition à la municipalité en place, et je dirais même la seule opposition à assumer ce statut. C’est pourquoi nous continuerons de défendre pied à pied les intérêts des Dijonnais jusqu’au dernier jour de de mandat.

Dans le même temps, nous préparons de plus en plus activement le prochain rendez-vous avec les Dijonnais.

Dans cette période de fin de règne, ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter tourner la page de la municipalité aux commandes depuis 2001. Non qu’elle n’ait rien fait : on pourrait même dire que dans certains domaines, elle en fait trop.

Les effets négatifs des politiques qui sont conduites depuis bientôt 20 ans finissent par l’emporter sur les effets potentiellement positifs.

1/ La démocratie est malmenée par un pouvoir dictatorial qui s’arroge tous les droits et tous les privilèges, ne supporte aucune contradiction et entretient une opacité inacceptable sur sa gestion. Les Dijonnais ont besoin de transparence, de pluralisme, de respect d’autrui.

2/ Le développement économique est en berne, avec des grands groupes nationaux et internationaux qui accaparent tous les marchés au détriment de nos PME, une offre foncière peu attractive et insuffisante. A cela s’ajoute le choc pour l’emploi de la fermeture de la BA 102, qui venait pourtant de réussir sa reconversion, et la poursuite de la désindustrialisation du bassin dijonnais. Nous sommes pourtant remarquablement bien placés au centre d’un triangle entre Paris, Lyon et Strasbourg. C’est l’attractivité de Dijon, son positionnement au sein des métropoles françaises qui est menacé si nous n’inversons pas cette tendance.

3/ Le quotidien des Dijonnais est sacrifié depuis trop longtemps au profit de quelques projets faramineux et d’une communication caricaturale.

Le cadre de vie et l’urbanisme sont un des principaux sujets de mécontentement, avec une politique de bétonnage de toute la ville, jusqu’au ras des trottoirs, qui détruit chaque jour un peu plus d’arbres et de jardins, mais aussi une politique de mixité sociale agressive qui s’avère contre-productive et des constructions massives de logements sociaux au détriment d’une bonne gestion du parc existant. Seules les prochaines élections municipales trancheront le débat entre la politique quantitative et une politique qualitative que nous souhaitons. A cela s’ajoute le mauvais état de la voirie (chaussées et trottoirs) et le mauvais entretien des espaces publics.

La mobilité des Dijonnais est également dans une impasse, malgré les sommes colossales qui ont été investies. Personne n’est satisfait : ni les piétons en danger partout, ni les cyclistes fort mal lotis, ni les automobilistes stigmatisés, tandis que la part des transports en commun dans les déplacements stagne en dessous de 15 % car certains trajets sont devenus plus difficiles en dehors des deux lignes de tram. La municipalité a déclaré en 2010 une guerre idéologique à la voiture, comme à Paris ou Grenoble, sans se soucier des conséquences sur l’environnement ou sur le quotidien des Dijonnais pris dans le bouchons et ne sachant plus ou se garer.

La sécurité et la tranquillité publique se sont également détérioré, avec en particulier une progression de 40 % du nombre d’agressions physiques depuis 2012. Aucun quartier de Dijon n’est épargné par les différentes manifestations de délinquance qui nous pourrissent la vie mais il est inacceptable de laisser des bandes de voyous faire régner la terreur dans certains quartiers. Nous dénonçons avant tout un manque de fermeté, mais aussi un manque de moyens puisque les effectifs de la police municipale ont reculé de 25 % entre 2012 et 2016.

4/ Au final, les prélèvements ne cessent d’augmenter pour les foyers Dijonnais en contrepartie des services qui se dégradent. Les taux des impôts ont augmenté de 5 % en 2016 contrairement aux promesses de campagne, qui nous positionnent parmi les 10 grandes villes les plus chères de France pour la taxe foncière. Tous les tarifs publics locaux ont augmenté, avec + 40 % par exemple pour les transports en commun depuis 2010, un prix de l’eau parmi les plus chers de France ou une taxe d’ordure ménagère largement supérieure au coût réel du service rendu. Nous en reparlerons prochainement mais une gestion très rigoureuses des finances locales est indispensable aujourd’hui.

Chers amis, si nous refusons de poursuivre sur ces voies inquiétantes, il faut nous mobiliser et pouvoir appliquer dès 2020 une autre politique qui répondent aux attentes concrètes des Dijonnais, qui sont fiers de leur ville, l’une des plus belles de France et d’Europe. Chacun peut nous rejoindre, la porte est ouverte. Nous travaillerons également en étroite relation avec les équipes qui partagent nos idées dans les autres communes de la métropole.

Vive Dijon, vive la République et vive la France ! »

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