L‘installation de 180 bulles à verre en plastique, partout dans notre ville, inquiète les habitants pour des raisons esthétiques autant que pratiques.

Le choix de généraliser la collecte en points d’apport volontaires, mettant fin à la collecte en porte à porte, est en soi une régression du service rendu, sans pour autant que les économies attendues ne soient restituées par une baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Les modalités ont été bâclées, au détriment des critères d’insertion paysagère ou d’accessibilité pour les habitants. La municipalité a fait le choix d’installer rapidement des conteneurs en surfaceni avantageux ni discrets : volume important, grande hauteur, matière plastique, couleurs vives. Les contraintes techniques liées au ramassage par de gros camions-grues ont primé sur toutes autres considérations.

Les conteneurs encombrent parfois les trottoirs, ce qui peut gêner le passage des poussettes et des fauteuils roulants et présenter une dangerosité par rapport à la voirieIl est trop souvent impossible de stationner à proximité pour déposer son verreEn outre les bulles à verre sont parfois très proches des habitationsce qui accentue les nuisances. Enfin, la hauteur des orifices est une difficulté supplémentaire pour un certain nombre d’usagers.

Les restaurateurs hors centre-ville font également les frais de ce nouveau dispositif. En effet, ils auront le choix de porter eux-mêmes des centaines de litres de verre hebdomadaires aux points d’apport volontaires ou de payer les services d’une société privée qui s’en chargera pour eux.

Ce dossier a été négligé. Nous souhaitons un réexamen des points d’implantation les plus problématiques, en concertation avec les riverains, ainsi qu’un véritable projet qualitatif sur les modalités d’implantation de ces points d’apports volontaires, sans exclure un rétablissement partiel ou temporaire du ramassage à domicile, pour arriver à un résultat satisfaisant pour l’image de notre ville et le quotidien des Dijonnais.

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