Nous sommes très inquiets des orientations arrêtées par la majorité municipale pour le futur Plan Local d’Urbanisme (PLU), qui doit couvrir la période 2020 -2030. Elles ne font que prolonger et aggraver les tendances actuelles.

En effet, la majorité socialiste fixe comme objectif la construction de 15 000 nouveaux logements, dans les limites du bâti actuel. Cette orientation va encore amplifier la densification à outrance, sans aucune cohérence architecturale, qui dénature aujourd’hui nombre de quartiers dijonnais. Les espaces verts privés et parfois publics seront rognés.

La population a pourtant clairement indiqué, dans la consultation citoyenne, qu’elle souhaitait préserver l’identité paysagère et architecturale des quartiers et qu’elle souhaitait développer la place de la nature en ville, mais il n’en est tenu aucun compte. Le projet urbain de la majorité est clairement affiché : reconstruire la ville autour du tramway.

En outre, la proportion des logements sociaux dans la construction des nouveaux logements construits reste fixée au niveau totalement excessif de 50%. Cela correspond à une volonté politique délibérée de porter la part des logements sociaux à 25 % du parc, alors que nous atteignons déjà l’objectif de 20 % fixé par la loi ! La majorité ne tire en outre aucun enseignement de l’échec de sa politique de mixité sociale imposée à l’intérieur de chaque programme.

Il en est de même pour les orientations sur la mobilité. Depuis 15 ans, nous assistons à l’organisation d’une véritable pénurie de stationnement, désormais associée à une politique de sanction intensive. La chasse à la voiture à l’intérieur de la rocade et de la LINO est devenue une obsession, à l’instar de Paris ou de Grenoble. Rien n’est prévu non plus pour fluidifier la circulation et concilier les différents modes de transport et faciliter les déplacements.

Le mécontentement monte dans tous les quartiers de Dijon : si ces aspirations ne sont pas entendues, le débat sera tranché dans les urnes.

Publicités