Rapport n° 1 – Retrait des fonctions d’un adjoint – Intervention de Stéphane CHEVALIER

La création d’un nouveau groupe municipal à Dijon, dont les membres sont issus de votre propre groupe, marque inéluctablement un véritable effritement de votre majorité.

Chacun commence à ouvrir les yeux sur votre fonctionnement, tant sur le fond que sur la forme et notamment sur votre manière bien à vous d’appliquer les règles de démocratie soit disant participative.

Parlons de la forme monsieur le Maire ! Parlons de ce sondage réalisé par l’institut BVA auprès des dijonnaises et des dijonnais. Un sondage qui a commencé le mercredi 7 février. Une étude, qui pour la plupart des sondés, a duré entre 20 et 22 minutes. Un sondage qui portait en partie sur un certains nombres d’actions municipales mais dont l’intérêt recherché est tout autre. Il s’agit d’un sondage politique, a une fin purement électorale, dont l’objectif est de connaître la notoriété de vos adversaires sérieux.

Mais au-delà de votre inquiétude personnelle monsieur le Maire, de cette désormais fébrilité reconnue par les Dijonnais, notre groupe municipal Agir pour Dijon n’a qu’une seule interrogation. Et cette interrogation est légitime puisqu’elle est même reprise par les médias locaux. Je me permets de citer un article du blog de France3 Bourgogne Franche-Comté daté du 9 février et qui écrit : « d’après plusieurs personnes directement sondées, qui ont demandé des précisions aux questionneurs, il pourrait s’agir d’une commande de la ville de Dijon ».

Monsieur le Maire, alors que d’autres représentants de différents groupes politiques que le vôtre ont annoncé publiquement qu’ils n’étaient pas les responsables de la commande de ce sondage, que plusieurs élus du Parti Socialiste ont également fait la même démarche, nous vous demandons de nous dire si oui ou non il s’agit d’une commande de la Ville de Dijon, financée sur le dos des Dijonnais.

En 2012, à la veille des précédentes élections municipales, vous aviez déjà eu recours aux services d’une agence de communication parisienne, proche du Parti Socialiste, pour une somme de 200 000 €, sans appel d’offre, ni explication sur la nature des prestations.

ABSTENTION

Rapport n°3 – Imposition directe locale – Fixation des taux des trois taxes applicables en 2017 – Intervention d’Emmanuel BICHOT

Nous regrettons le niveau auquel vous avez porté les taux de fiscalité locale en 2016, avec une augmentation de 5 %.

Je rappelle, même si cela vous contrarie, que le taux de la taxe foncière à Dijon est un des plus élevés parmi les grandes villes de France et que tous les propriétaires fonciers ne sont pas des nantis.

Nous voterons naturellement contre ces taux, comme nous avons voté en décembre contre votre budget.

Nous dénonçons également à cette occasion le maintien du taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères inchangé, malgré le passage d’une collecte chez les particuliers (y compris copropriétés) à des points d’apport volontaire, pour le ramassage du verre.

Ce changement tout à fait discutable, qui fait suite à la réduction de 3 à 2 du nombre de collectes dans certains quartiers de Dijon en 2016, se traduit par une dégradation du service et des économies de collecte de 300 000 € qui ne seront même pas répercutées aux contribuables.

CONTRE

Rapport n°4 – Plan local d’urbanisme intercommunal valant programme local de l’habitat et plan – Intervention d’Emmanuel BICHOT

Nous sommes totalement opposés aux grandes orientations de ce projet, qui préfigure le Plan local d’urbanisme intercommunal étendu à l’habitat et aux déplacements.

Tout d’abord la croissance de la population – + 20 000 habitants- ne peut être déconnectée du dynamisme économique, de la création d’emploi et de l’attractivité et ne devrait pas résulter principalement du volontarisme en matière de construction de logements., comme vous le proposez avec la construction de 15000 logements.

Cet objectif de construction de 15 000 logements en dix ans entre 2020 et 20130 représente une densification excessive, avec toutes ses conséquences négatives sur la qualité du cadre de vie et la qualité des constructions elles-mêmes bien souvent. Il est du même ordre de grandeur que votre tendance actuelle, mais la densification sera amplifiée puisque vous ne prévoyez quasiment aucune extension de la surface bâtie (20 hectares seulement au lieu de 170 dans la période 2010-2020).

Vous voulez continuer sur un rythme intensif de construction des logements sociaux avec un objectif de 25 %, alors que nous avons pratiquement atteint le seuil de 20 % prévu par la loi. Cela veut dire que la moitié des nouveaux logements construits à Dijon seront des logements sociaux, comme c’est le cas depuis dix ans. Nous pensons qu’il serait préférable de se concentrer sur la bonne gestion du parc actuel.

Votre projet ne contient rien sur la préservation de l’identité paysagère et architecturale des communes et des quartiers, qui était pourtant ressortie comme une priorité de la consultation citoyenne. Nous n’avons d’ailleurs plus aucune nouvelle de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP).

En matière de déplacements, vous refusez d’admettre le déficit que vous avez creusé partout à Dijon en matière de stationnement de même que vous faites l’impasse sur des difficultés majeures de circulation au sein de l’agglomération, se traduisant par des embouteillages monstres le matin ou le soir – qui pourraient pourtant trouver des solutions pragmatiques. Vous restez comme à Paris ou à Grenoble sur une position d’hostilité dogmatique à la voiture que vous ne voulez plus voir à l’intérieur de la rocade et de la LINO. Le coût socio-économique est un frein au développement de l’agglomération.

Pour toutes ces raisons, nous émettons un avis très négatif sur ce projet de PADD.

Rapports n° 5 et 6 – Programme de rénovation urbaine de la Fontaine d’Ouche – Zone d’Aménagement Concerté de la Fontaine d’OucheProgramme de rénovation urbaine de la Fontaine d’Ouche – Zone d’Aménagement Concerté Quai des Carrières Blanches – Intervention de Marie-Claude MILLE

Cette intervention couvre les rapports 5 et 6 de cette séance du Conseil et me donne l’occasion de faire le point sur les annonces de constructions sur le quartier de la Fontaine d’Ouche. Point qui s’avère nécessaire tant les annonces se suivent avec des chiffres fluctuants.

Concernant la Zac de la Fontaine d’Ouche nous sommes passés d’une annonce, en 2009, de 150 à 200 logements à, aujourd’hui, deux lots de 60 logements chacun.

Concernant la Zac Carrières blanches, le 2 mai la Ville annonçait 350 logements pour une décision définitive de 300 le 30 novembre dernier.

Nous en sommes donc à 420 logements nouveaux annoncés. Il convient d’y ajouter les 48 logements en cours de construction par Nexity.

Sans oublier la dernière annonce, faite dans Bien Public du 8 janvier dernier et officialisée par une délibération à la Métropole, concernant l’ancien site Parker qui de secteur d’attente devient une nouvelle orientation d’aménagement. Vous prévoyez dans ces programmes l’accession sociale à la propriété. Pourquoi ne pas avoir offert cette possibilité aux locataires actuels des bailleurs sociaux du quartier ?

Je reprends ici un extrait de mon intervention au Conseil municipal de juin 2009 « Avant de penser aux nouveaux habitants, il est urgent de veiller au rappel du respect par tous et en toute heure des règles élémentaires qui permettent la vie en commun ».

En effet, il ne pourra y avoir de revitalisation du quartier, celle que vous appelez de vos vœux – et vous n’êtes pas le seul, je vous l’assure – sans un vrai travail en profondeur de la situation du quartier. Pour ceux qui considéreraient cela ou bien comme déjà acquis ou bien comme secondaire, je peux vous affirmer qu’il n’en est rien. Même la presse locale se fait régulièrement l’écho des difficultés des habitants. Le Bien public du 8 décembre 2017 titrait, je cite « les habitants pointent du doigt leurs problèmes quotidiens ».

Croire que vous réussirez à donner un nouveau souffle à ce quartier par la poursuite de votre frénésie de constructions nouvelles est un leurre. D’une part, vous trahissez les habitants actuels, ceux qui vous ont largement aidé dans votre marche vers la mairie de Dijon. D’autre part, vous trompez les futurs acheteurs de vos nouvelles constructions en leur vantant une image tronquée du quartier.

Oui le quartier de la Fontaine d’Ouche dispose de vrais atouts géographiques : proximité du Lac, de la Combe à la Serpent, verdure au bas de chaque immeuble … etc. Oui le quartier dispose d’une mairie de quartier, d’un théâtre, d’une bibliothèque, de cabinets médicaux, de kinés, d’un centre commercial rénové mais encore bien incomplet. Tout cela est vrai. Seulement vous avez choisi de privilégier une rénovation du contenant en négligeant de régler les problèmes posés aux habitants de ces immeubles rénovés.

On en arrive aujourd’hui à la décision de Villéo de supprimer soit une tour de 57 logements soit un ensemble de tour plus bâtiment, pour un total de 122 logements. Décision très grave prise en Conseil d’administration le 8 mars dernier. La raison invoquée : squat dans les communs, dégradations répétées et vandalisme en tout genre d’une part. Insécurité sur le quartier au grand dam des locataires encore présents, d’autre part.

Voilà où on en arrive par votre refus passé de prendre en considération la vérité de ce quartier dont vous avez cassé l’image par laxisme délibéré. Vous dites partout que vous aimez ce quartier. Vous pouvez le dire tant il a contribué à votre ascension personnelle. Mais qu’en avez-vous fait depuis 2001?

Enfin et pour conclure, pourrait-on obtenir d’avoir connaissance des projets concernant ce quartier autrement que par la presse que je remercie, au passage, de l’attention qu’elle porte à Fontaine d’Ouche. Vous avez voulu vous faire le chantre de la démocratie participative. Il existe pour sa mise en pratique des outils tels que la Commission de quartier et le Conseil citoyen qui ne peuvent se réduire à n’être que des chambres d’enregistrement.

Pourquoi rechignez-vous à vous en servir en amont de vos décisions ? Que craignez-vous des habitants ? Ne sont-ils les mieux placés pour dire ce qu’ils veulent pour vivre ensemble et en paix ?

CONTRE

Rapport n°12 – Campagne de ravalement de façades rue de la Liberté – lancement de l’opération – Intervention de Bernard BONORON

Vous proposez dans ce rapport d’ouvrir un dispositif extrêmement généreux à toute une portion de rue, avec des taux de subvention pouvant atteindre 70 %, sans vision plus globale des priorités en matière de ravalement des façades.

À cet égard, nous nous permettons de signaler quelques points noirs dans les bâtiments publics, en particulier l’église Saint Jean sur la place Bossuet, qui abrite le théâtre du parvis Saint Jean.

S’agissant du patrimoine privé, il serait plus équitable d’avoir une approche plus globale pour tout le secteur sauvegardé et sans doute plus ciblée sur certains bâtiments d’intérêt remarquable. Il est vrai que vous avez pris du retard dans le dossier de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP) et que de ce fait vous ne disposez pas d’un outil pertinent. Nous attendons d’ailleurs depuis 2014 que la commission du secteur sauvegardé soit réunie.

L’enveloppe budgétaire annoncée paraît bien faible au regard du linéaire de façades concerné. En effet, le plafonnement de la subvention est portée à 60 000 euros. À titre indicatif, le ravalement de l’immeuble situé entre la place François Rude et la rue des Godrans, en 2011, a coûté 375 000 €. Pour la petite histoire, la ville qui est propriétaire du premier étage de cet immeuble avait voté contre ce projet de ravalement, à l’époque.

Nous pourrions comprendre par exemple que les maisons à colombage situées au coin du miroir, dites maisons aux trois pignons, emblématiques du passé moyenâgeux de Dijon, soient prioritaires. Il est navrant de constater en l’état actuel que les carreaux sont cassés et que le pigeons y ont élu domicile. Mais sera-t-elle éligible à votre dispositif ?

CONTRE

Rapport n°13 – Liaison Gare – Jardin des Sciences, Parc de l’Arquebuse – Information – Intervention de Stéphane CHEVALIER

D’abord sur la forme : ce rapport n’est certes qu’une information aux élus que nous sommes et vous aurez raison de me répondre qu’il s’agit d’un dossier qui relève de la Métropole. Hors, même à la Métropole, il faut bien chercher pour s’apercevoir que cette liaison Gare-Jardin des Sciences est enfouie dans le projet Prioribus, et qu’elle doit donc être financée dans le cadre de l’opération Prioribus. Donc encore une fois sur la forme, monsieur le Maire, n’ayez pas peur d’expliquer dès le départ les travers de vos projets initialement dévoilés.

Sur le fond, si le projet prévoit d’agrémenter le secteur Avenue Albert 1er, de donner de la perspective au Jardin des Sciences, nous n’y sommes évidemment pas opposé.

Mais il faut souligner 2 points :

  1. D’abord ce projet va bien au-delà de l’opération Prioribus : il n’y a aucun rapport entre privilégier le passage des bus sur la voirie et l’aménagement d’une esplanade donnant sur le Jardin des Sciences. Soyons clair, les 1.7 millions que vous allez dépenser dans cette opération relève non pas de la mobilité à Dijon, mais de votre volonté de privilégier les déplacements en direction de la Cité de la Gastronomie plutôt que vers le Centre-ville historique.
  2. Deuxièmement, nous sommes en droit de nous inquiéter de la circulation dans ce secteur déjà particulièrement emprunté par les dijonnais. En effet, l’Avenue Albert 1er, est une artère principale de Dijon, à la fois entrée et sortie de la ville, où la multiplication des modes de transport peut s’avérer dangereuse, notamment en sortie du passage Vincenot de la gare SNCF. Nous considérons qu’il n’est pas utile d’accentuer le nombre de mouvement dans ce secteur et au contraire d’accroître la sécurité routière, notamment celles des piétons et des vélos, qui n’ont pas tous vocation à visiter le Jardin des Sciences et la Cité de la Gastronomie.

Rapport n°17 – Carte scolaire – Mesures d’adaptation du service scolaire applicables à la rentrée 2018 – Avis du Conseil Municipal – Intervention de Chantal OUTHIER

Le rapport 17 présente la nouvelle carte scolaire à travers ses modifications applicables à la rentrée 2018. A ce propos, vous vous targuez Monsieur le maire de la hausse éventuelle de 70 élèves à la prochaine rentrée, imputable au « dynamisme » de votre politique métropolitaine en matière de logement, sans laquelle il y aurait eu une baisse des effectifs scolaires, donc des postes d’enseignants supprimés. Curieuse démarche de gratification personnelle ! C’est bien vite vous satisfaire au travers d’une situation purement hypothétique et d’un calcul des plus flous. Sont comptabilisés 25 ouvertures de classes contre 11 fermetures, soit un solde positif de 8 classes.

Or, pour le groupe Agir pour Dijon le compte n’y est pas ! En effet, il faut bien voir que des postes sont repris, que des incertitudes et des difficultés demeurent quant aux taux d’encadrement de référence que vous vous étiez fixés. En réalité, cette carte scolaire met en évidence un exercice d’équilibriste, qui demeure fragile et qui ne peut être satisfaisant dans ses résultats.
Somme toute, l’exercice s’est borné à déshabiller Pierre pour habiller Paul, d’autant que vous n’êtes pas sans ignorer que les difficultés d’apprentissage ne sont pas spécifiques à telle ou telle école ou à telle ou telle classe en particulier, mais qu’elles se sont inhérentes à tout le 1er degré de l’enseignement.

Aussi comprenons-nous la vive inquiétude des enseignants et des parents d’élèves des maternelles Champollion, Anjou, Jean-Baptiste Lallemand, Larrey, les Coteaux du Suzon, ainsi que de l’école primaire de la Colombiere, qui doivent pour l’instant se contenter sans aucune garantie de la vigilance de votre adjointe à l’ Éducation. A ce propos, notre groupe Agir pour Dijon vous réitère, Monsieur le maire, ses regrets que vous n’ayez pas saisi la possibilité qui vous était offerte par le gouvernement (décret du 28/06/2017) d’envisager le retour possible à la semaine scolaire des 4 jours.

Certaines villes comme Montpellier ou Nice l’ont mis en place en septembre 2017 et d’autres comme Besançon, Bordeaux, Lyon, Marseille, Lille, Nancy, Thionville l’ont adopté pour la prochaine rentrée.
Sans aucune évaluation des rythmes scolaires de la semaine à 4 jours et demi et sans aucune consultation citoyenne, vous avez délibérément imposé votre choix qui illustre votre démarche politicienne, fermée au dialogue.

C’est dire que vous n’avez pas voulu reconnaître que la réforme des rythmes scolaires a fatigué nombre de jeunes élèves en mauvaise condition d’apprentissage, que cette même réforme n’a pas davantage satisfait les parents d’élèves et qu’elle a fortement éloigné les enseignants de leur cœur de métier.
Ne perdons pas de vue que ce qui compte avant tout, c’est la qualité de l’enseignement !


En conclusion et pour toutes ces réserves, nous nous abstiendrons sur le rapport 17, elles valent également pour le rapport suivant.

CONTRE

 

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