Rapport n° 1 – Élection d’un nouvel adjoint – Intervention d’Emmanuel BICHOT

Le député Didier Martin a démissionné de ses fonctions d’adjoint pour se conformer à la législation sur le non cumul des mandats, de même qu’il aurait démissionné du principal groupe au sein de votre majorité composite, le groupe Socialiste, Radical de gauche, citoyen et apparenté. Je note d’ailleurs que contrairement aux usages vous n’avait pas transmis cette information à notre assemblée. Je crois comprendre qu’il siège désormais en non-inscrit.

Son remplacement est une question en principe interne à votre majorité. Mais on peut se demander s’il est judicieux de maintenir à tous prix le même nombre d’adjoints, c’est-à-dire 21, alors que de nombreuses compétences ont été transférées à l’intercommunalité – désormais Dijon métropole- depuis les élections de 2014.

Rapport n°2 – Budget primitif 2018 – Intervention d’Emmanuel BICHOT

La situation financière retracée par ce budget n’est satisfaisante qu’en apparence :

– La stabilité des taux de fiscalité locale est en fait une confirmation du niveau atteint en 2016 après une augmentation de 5 %. De plus vous ne prenez aucun engagement de stabilité pour l’avenir. Dijon est une des villes les plus chères de France pour le taux de la taxe foncière (8ème place sur 41 grandes villes de plus de 100 000 habitants).

– L’endettement doit être mesuré de manière consolidé entre la ville et Dijon métropole. Malheureusement le mouvement de désendettement au niveau de la ville est sans commune mesure avec l’augmentation de la dette du Grand Dijon, avec près de 250 M€ supplémentaires entre 2010 et 2014 (4 ans), soit bien plus que la totalité de la dette de la ville !

– Le budget est à nouveau équilibré par des cessions massives d’actifs, avec une remontée de fonds propres du Crédit municipal de 11 M€ en 2018 et la poursuite de cessions immobilières.

Sur le fond, les politiques retracées par ce budget appellent plusieurs mises en garde :

– Nous déplorons le retard pris dans le rattrapage des effectifs de la police municipale, qui avaient baissé entre 2012 et 2016 : sur les 30 policiers annoncés en juin 2016 pour la rentrée 2016, moins de la moitié sont arrivés un an et demi plus tard !

– Nous sommes très inquiets des effets pour les Dijonnais, à compter du 1er janvier 2018, de la privatisation du stationnement, avec son transfert à Kéolis, dont les agents seront incités à faire du zèle ;

– En matière scolaire, nous regrettons la fermeture de l’école des Hauts de Montchapet ainsi que le refus d’une consultation des parents d’élèves et enseignants sur les rythmes scolaires ;

– S’agissant du musée des Beaux-Arts, nous vous invitons à réfléchir à la mise en place d’un tarif pour les visiteurs extérieurs à Dijon métropole ;

– Nous continuons de réclamer que le projet de contrat de gestion connectée de l’espace public soit soumis pour examen aux assemblées (Dijon et Dijon métropole), avant sa signature et son entrée en vigueur ;

– L’extension continue du plateau piéton, avec une nouvelle étape rue des Forges, rue de la préfecture et place de la Sainte Chapelle (inscription de 541 000 €), ne peut se poursuivre sans une réflexion plus globale sur ses modalités et l’accessibilité du centre-ville.

Pourriez-vous nous préciser, en complément, quel est le prix que vous avez convenu pour le rachat en VEFA à Eiffage du Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP), et nous dire à quoi correspond l’opération d’habitat Langres-Maupassant (852 000 € de subvention) ?

Contre

Rapport n°3 – Rue Saint John Perse- opération de logements – Intervention de Stéphane Chevalier

Vous proposez de construire 40 logements sociaux supplémentaire dans le quartier de la Toison d’Or, selon les modalités de votre concept de mixité sociale à l’intérieur d’une même opération immobilière.

Sur le fond, vous connaissez notre position sur la production excessive de logements sociaux à Dijon- avec un ratio d’un logement sur deux construits – qui déséquilibre le marché, imposée au sein de chaque opération immobilière, dont on peut mesurer chaque jour davantage les effets contre-productifs après quelques années. Le quartier de la Toison d’Or n’est pas épargné ! De surcroît nous n’avons aucune information quant aux parkings prévus pour ces nouvelles habitations, alors que le stationnement est d’ores et déjà problématique dans ce quartier, ni sur le style architectural.

À l’examen de ce projet, nous relevons toutefois quelques points positifs, que nous souhaitons relever dans un souci d’objectivité : le fait que le projet repose sur des maisons et les engagements affichés sur la performance énergétique.

Pour l’ensemble de ces considérations,

Abstention

Rapport n°4 – Propriété 29 boulevard Thiers – Intervention de Stéphane Chevalier

Les maisons situées à l’angle du boulevard Thiers et de la rue Ledru Rollin paraissent très anciennes, dans un style typiquement bourguignon. Elles sont manifestement antérieures à la construction du Lycée Carnot à la fin du XIXème siècle.

À ce titre nous regrettons qu’une réflexion n’ait pas été conduite sur leur conservation et leur restauration. Vous préférez malheureusement les raser pour construire un immeuble de logements sociaux, juste en face des façades classées monument historique du lycée Carnot.

Contre

Rapport n°5 – Eco quartier de l’Arsenal – Intervention de Stéphane Chevalier

Nous nous étonnons de l’état d’avancement de ce projet qui semble piétiner. En effet, la SPLAAD s’est vu confier la réalisation de l’opération il y a maintenant presque dix ans. le cahier des charges a été approuvé par le conseil municipal il y a 4 ans et demi . Dans un environnement proche nous avons vu la construction de nouveaux logements à hauteur du pont du port du Canal, d’autres à proximité du nouvel Intermarché. Rappelons enfin que votre projet de reconversion du site de l’ancien hôpital prévoit un programme immobilier de 540 nouveaux logements tandis que l’éco quartier les jardins des Maraîchers qui ne sera pas si loin de celui de l’Arsenal en comptera 1400. Aussi monsieur le Maire, nous vous remercions de nous informer de la situation de ce dossier.  

Abstention

Rapport n°10 – Fusion des périmètres scolaires des écoles maternelles Montchapet et Hauts de Montchapet – Intervention de Chantal Outhier

Le groupe Agir pour Dijon est totalement opposé à la fermeture de l’école maternelle des Haut de Montchapet dès la rentrée 2018, décision brutale, sans aucune concertation ni avec le corps enseignant, ni avec les parents d’élèves.

Cette décision sacrifie l’intérêt des enfants et des familles au profit d’une opération immobilière qui nie l’inter-générationnel implanté dans cette périphérie. Cette école est installée depuis maintenant plus de 30 ans au cœur de son quartier qui continue pourtant à se développer.

Sa création répondait à un souci de proximité et de structures à taille humaine demandées expressément par l’ensemble des professeurs d’école à cette époque, souhaitant placer les jeunes enfants dans l’optique d’un bon démarrage des premières acquisitions.

Les bâtiments contemporains de cette école des Hauts de Montchapet sont parfaitement adaptés à leurs missions.

Le cadre de vie est agréable avec le calme et la végétation environnants, sans aucun problème de sécurité routière ou de stationnement.

De plus, l’école jouxte une crèche garderie qui permet l’accueil des enfants en bas âge.

Contrairement à ce qu’affirme la municipalité, l’effectif a augmenté ces dernières années passant de 65 à 81 enfants.

Supprimer une école offrant une telle qualité pour les enfants nous paraît tout simplement aberrant.

Au contraire, le regroupement sur l’école Montchapet va poser un problème de surnombre préjudiciable aux enfants déjà présents.

Il manque en l’état une salle de classe pour accueillir les nouveaux arrivants. La capacité scolaire du quartier sera donc limité à 6 classes alors qu’aujourd’hui, sans la fusion des deux écoles, elle est potentiellement de 8 classes. De ce fait, il est à craindre que l’âge d’admission en maternelle soit relevé par rapport aux possibilités actuelles.

La surcharge se constatera également, au niveau de la restauration scolaire et aux entrées et sorties de l’école avec les problèmes de stationnement, circulation et sécurité.

Ce projet, fortement contesté, qui fait l’objet d’une pétition et d’une lettre adressée au Ministre de l’Éducation Nationale, s’inscrit dans une politique globale de réduction du périmètre foncier des écoles au détriment des espaces verts et des aménagements des entrées et sorties.

Nous demandons solennellement au Maire de renoncer à ce projet.

Rapport n°19 – Cité internationale de la gastronomie et du vin – Équipements scénographiques – Intervention d’Emmanuel Bichot

Je voudrais rappeler que nous sommes très favorables dans le principe au projet de Cité internationale de la Cité de la gastronomie et du vin, ce qui n’empêche pas bien au contraire nos réserves sur l’ensemble du projet de reconversion du site de l’hôpital général et son contenu, ainsi que sur les modalités de gestion du projet.

En l’occurrence nous sommes invités à confirmer l’attribution d’une subvention de la ville de Dijon à une association constituée à l’été 2017 pour prendre en charge « le pôle culturel », qui est le cœur du projet. La superficie, qui devait être de 5000 2, serait ramenée à 3000 m2, dont l’exposition sur les Climats de Bourgogne déjà déployée sur d’autres sites.

Mais quel est le montage juridique et financier ? nous n’en savons toujours rien. Initialement la ville devait rester propriétaire du foncier correspondant, mais il a été décidée au dernier moment de tout céder à Eiffage. Cette association n’est pas propriétaire des lieux, la ville n’a pas vocation à la rester, Eiffage non plus. Dans ces conditions quelle sera la pérennité de cet investissement dans des équipements scénographiques ?

Rapport n° 22 – Musées : mise à disposition d’un local au Centre hospitalier La Chartreuse- Intervention de Bernard Bonoron

Il est tout de même étonnant que vous ne vous préoccupiez que maintenant des conditions de conservation de l’apothicairerie de l’hôpital général, alors que celle-ci a été démontée à l’été 2015, il y a maintenant deux ans et demi !

Il se trouve que les boiseries ont été entreposées à cette époque dans un local du centre hospitalier de La Chartreuse. Mais, d’après nos informations, ce n’est pas le cas des quelques 250 pots en faïence, offerts par des mécènes dijonnais et réalisés par des artisans dijonnais, qui auraient été entreposés au CHU. Le rapport contient peu d’informations sur leur conservation.

Le rapport évoque le remontage de l’apothicairerie, mais ne dit rien sur le lieu de ce remontage. Monsieur le maire, nous vous demandons solennellement de confirmer et d’inscrire dans ce rapport que l’apothicairerie a bien vocation à être remontée sur le site de l’hôpital général.

Rapport n°27 – Autorisations de programme et d’engagement – Musées des Beaux-Arts et Gestion connectée de l’espace public – Intervention d’Emmanuel Bichot

Concernant le musée des Beaux-Arts, il s’agit d’un investissement considérable qui ne va pas nécessairement se traduire à moyen terme par une hausse significative de la fréquentation. Nous demandons à nouveau que soit mis en place un droit d’entrée payant pour les visiteurs extérieurs à Dijon métropole

En ce qui concerne la gestion connectée de l’espace public, comment pourrions-nous donner un blanc sein et voter des crédits alors que nous ne connaissons toujours par le contenu et les services supplémentaires pour les Dijonnais ?

Publicités