Rapport n°1 – Budget primitif 2018

Je serai bref sur les équilibres financiers de ce budget, simplement pour constater que vous consolidez l’augmentation de 3,1 % de la fiscalité des entreprises (CFE) réalisée en 2017 et que le désendettement marque le pas.

Nous avons des très fortes réserves contre ce budget, en raison de l’inscription de sommes importantes pour deux projets dont nous ne connaissons par le contenu : 6 M€ pour le projet de « gestion connectée de l’espace public » et 9,1 M€ pour le projet Prioribus, deux projets qui ne nous ont jamais été présentés.

Cela pose un problème de transparence et même de sincérité de ce budget.

Nous regrettons dans le même temps le niveau famélique de l’enveloppe dédiée aux investissements en matière d’aménagement et d’entretien de la voirie, 7,2 M€. C’est moins que les années précédentes (9 à 10 M€) et beaucoup moins que la somme transférée par les communes en 2015 (12 M€). C’est préoccupant quand on connait les besoins en matière de voirie et l’état lamentable des trottoirs dans certains secteurs, en particulier sur Dijon.

En revanche vous maintenez à un niveau élevé les crédits (12 M€) les crédits en faveur du logement social.

Nous sommes donc en désaccord sur votre gestion comme sur vos priorités politiques.

CONTRE

Rapport n°2 – Autorisations de programme

Vous proposez la création de deux nouvelles autorisations de programme concernant la gestion connectée de l’espace public (48,5 M€ en investissement et 34,5 M€ en fonctionnement, soit un total de 83 M€) et Prioribus (14 M€).

Nous ne connaissons toujours pas le contenu de ces projets, dont le montant ne cesse de fluctuer, ni leurs conséquences pour la vie de nos concitoyens, même si on peut se douter que Prioribus rendra la circulation encore plus compliquée dans l’agglomération. Vous nous demander en fait un chèque en blanc.

Il y a quelques semaines vous distribuiez une plaquette sur le projet de gestion connectée de l’espace public, qui mentionnait un coût de 105 M€, dont 53 M€ d’investissement. Le chiffre diminue un peu, tant mieux, mais cela illustre bien le peu de fiabilité de vos informations.

REFUS DE PRENDRE PART AU VOTE

Rapport n°16 – Modification simplifiée du PLU de Dijon

Il est indiqué que cette modification porte principalement sur l’ancien site Parker, dans le quartier de la Fontaine d’Ouche. Mais aucune précision n’est donnée sur les aménagements prévus. Le dossier n’est pas disponible.

ABSTENTION

Rapport n°27 – Délégation de service public portant sur l’exploitation des services de la mobilité

Nous regrettons le choix que vous faites aujourd’hui de transférer la gestion de la redevance de stationnement à Keolis, alors que vous assuriez encore au mois d’octobre que cette mission resterait mise en œuvre par des agents publics.

Nous pensons que ce prestataire est juge et partie, puisqu’il gère déjà la fourrière, les parkings souterrains, les transports en commun, les vélos. Ses agents seront donc incités à faire du chiffre pour favoriser les autres activités source de revenus pour l’entreprises.

Vous prévoyez d’ailleurs une recette en augmentation, de 20,8 M€ sur les cinq ans restant à courir soit 4,2 M€ par an contre 3 M€ avant le transfert.

CONTRE

Rapports 34 et 37- Avenant n° 16 aux contrats eau potable et assainissement de Dijon

Il est nécessaire de faire un bref rappel historique sur le prix de l’eau à Dijon sous vos mandats. En 2002 il avait été fixé temporairement à 2,32 € par m3, avec un engagement de ne pas dépasser 2,60 € pendant cinq ans. En 2016 il atteignait 4,26 €/m3, soit une augmentation de 84 % et un des prix de l’eau les plus chers de France pour une grande ville !

Une partie de cette augmentation résulte de l’avenant que vous avez passé fin 2011 pour prolonger le contrat jusqu’en 2021 : le prix est passé de 3,79 €/m3 au 01/01/2012 à 4,26 €/m3 au 01/01/2016, soit une augmentation de 12,4 % en quatre ans !

Alors maintenant vous faites valoir que le même contrat prévoit un mécanisme de partage de résultat qui permet de baisser le prix.

Observons que cette baisse de prix ne permettra même pas de rattraper l’augmentation des quatre premières années.

Mais le vrai problème, c’est que vos avenants ont réduit les engagements d’investissements du délégataire pour le renouvellement du réseau et le remplacement des branchements en plomb, dans des proportions financières bien plus importantes que ce qu’il rétrocède aujourd’hui. Le compte n’y est pas pour l’usager.

En outre cette politique obère l’avenir.

Le taux de renouvellement n’est plus que de 1,14 %, ce qui veut dire qu’il faudra 88 ans pour renouveler le réseau alors que la durée d’amortissement est plutôt de cinquante ans ! Pour les branchements plomb, ils devaient avoir disparu en 2014 mais il en reste plusieurs milliers.

Le rendement du réseau est mauvais avec un taux de 83 % alors que le décret du 27 janvier 2012 impose un minimum de 85 %. Le volume d’eau perdu par fuite est donc considérable.

CONTRE

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