Communiqué de presse du 19 juillet 2016

L’attentat de Dijon en décembre 2014 doit être reconnu comme un acte terroriste

Le groupe Agir pour Dijon a partagé le deuil national de trois jours, en communion avec les victimes du terrible attentat de Nice, fauchées par un camion fou.
Il n’oublie pas les victimes de la « voiture folle » à Dijon, qui a fauché treize personnes dans le centre-ville de Dijon, le 21 décembre 2014 au soir, avec plusieurs blessés graves.
Dans les deux cas, des déséquilibrés sous influence islamiste ont répondu à l’appel lancé par Daech dès septembre 2014 : tuer des Français, de n’importe quelle manière, y compris les écraser avec son véhicule. Dans le deux cas, les attentats ont été revendiqués ultérieurement par Daech.
Les autorités locales et nationales ont pourtant affirmé très rapidement qu’il ne s’agissait « absolument pas d’un acte terroriste» et qu’il n’avait pas de caractère islamiste, au mépris des évidences.
Il est incompréhensible pour les victimes et pour l’opinion que l’attentat de Dijon ne soit pas reconnu comme terroriste, au même titre que celui de Nice.
Quel que soit le degré de responsabilité personnelle retenu pour le conducteur dijonnais, M. Nesser-Edim B., une organisation terroriste a frappé aveuglément à travers lui. Utiliser des personnes déséquilibrées fait d’ailleurs partie du mode opératoire.
De ce fait, il est regrettable que les investigations n’aient pas été conduites sous le chef d’acte terroriste, pour établir précisément les circonstances. D’autant plus que l’auteur pourrait être remis prochainement en liberté.
De plus il est parfaitement injuste que les victimes dijonnaises ne puissent prétendre au soutien du « fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme » et n’aient bénéficié à ce jour d’aucune indemnisation, un an et demi après le drame.
C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de reconnaître l’attentat de Dijon de décembre 2014 comme un acte terroriste, de diligenter enfin les investigations nécessaires pour connaître toute la vérité et d’ouvrir aux victimes l’accès aux indemnisations pour acte terroriste.
Des courriers en ce sens sont adressés ce jour à M. Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, et à Mme Juliette Méadel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée de l’aide aux victimes.

Emmanuel Bichot, président du groupe Agir pour Dijon,
Chantal Outhier et Bernard Bonoron

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