Communiqué de presse du groupe Alliance et projets pour le Grand Dijon

Le statut de métropole pour l’agglomération dijonnaise mérite assurément un débat. Mais pourquoi seulement maintenant ?

La possibilité de se transformer en métropole est ouverte pour Dijon depuis deux ans et demi, par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles.

En effet, la zone d’emploi de Dijon est supérieure au seuil de 400 000 habitants fixé par cette loi. Nul besoin d’un nouveau texte législatif, sinon pour un « coup de com » au moment où le maire semble impuissant à empêcher l’installation du siège du conseil régional de la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté à Besançon. Une déception pour Dijon.

Attention également au « coup de force » qui pourrait se cacher derrière cet effet d’annonce. La transformation en métropole n’a de sens que si elle permet d’exercer de manière réellement plus efficace et réellement à moindre coût des compétences actuellement exercées par d’autres collectivités (communes, conseil départemental, conseil régional, Etat). Ce qui nécessite un important travail préparatoire pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée. Déjà le passage en communauté urbaine, au 1er janvier 2015, a été fait à marche forcée sans définir préalablement le projet, la gouvernance et les finances. Un an et demi plus tard, nous sommes toujours au même point : pas de projet territorial, pas de charte de gouvernance, pas de pacte financier !

C’est pourquoi, sans rejeter dans le principe un tel projet, nous invitons le maire de Dijon et président du Grand Dijon à un véritable effort de concertation et de transparence, totalement inexistant pour l’instant, pour s’assurer tous ensemble des conditions de sa pertinence et de sa réussite.

Emmanuel BICHOT, président du groupe Alliance et projets pour le Grand Dijon
Chantal OUTHIER, Cyril GAUCHER

Publicités