imageMardi 12 avril 2016

Le pouvoir socialiste fait preuve, à Dijon et en France, d’un laxisme coupable à l’égard des derniers excès de mouvements anarchistes ou d’extrême gauche. La déception à l’égard de François Hollande et ses amis est compréhensible, les débordements sont inacceptables !
Il est choquant que la place Wilson soit occupée depuis trois nuits avec la bienveillance de la municipalité, en dépit des dégradations et des nuisances sonores pour les riverains. Dans le même temps, les tags se multiplient impunément dans la ville et l’agglomération, avec des slogans d’une rare violence. De même, il est incompréhensible que l’amphithéâtre Mathiez soit resté occupé plus d’un mois, au détriment de la grande majorité des étudiants qui souhaite travailler, sans sanctionner les auteurs de dégradations.
Certes, le laxisme envers la mouvance anarchiste n’est pas nouveau à Dijon, sous le règne de François Rebsamen qui fut lui-même militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) dans les années 1970. Quelques exemples récents en attestent :
– Nous avons dénoncé le laisser-faire des pouvoirs publics lors du saccage du centre-ville de Dijon durant plusieurs heures le 1er novembre 2014, cautionné sur le moment par la mairie de Dijon ;
– Nous avons regretté en septembre 2015, suite aux heurts avec des agents de sécurité, l’ambiguïté de la municipalité à l’égard des squatters du quartier des Lentillères, installés depuis 2010 ;
– Nous avons critiqué à l’automne 2015 que les militants anarchistes des Tanneries bénéficient d’un loyer gratuit dans le cadre d’un bail de douze ans, signé avant les élections municipales par François Rebsamen, pour se reloger en juillet 2015 dans un bâtiment rénové aux frais du contribuable pour la modique somme de 1,6 millions d’euros. Ce traitement de faveur n’a jamais été soumis au vote du conseil municipal !
Le gouvernement fait preuve de la même complaisance au niveau national. Des rassemblements sont tolérés dans plusieurs villes de France, dont Dijon, alors que nous sommes en état d’urgence. Les dégâts dans les lycées se chiffreraient à 500.000 € pour la seule région Ile-de-France, sans véritables sanctions.
Face aux débordements, la réponse du gouvernement est d’accorder de nouvelles prestations sociales aux jeunes, tout en taxant un peu plus le travail (sur-taxation des CDD). Dans le même temps, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement relance le débat sur la légalisation du cannabis, projet défendu par le maire de Dijon en avril 2012 !
Certes le pouvoir socialiste, à Dijon et dans toute la France, ne fait que récolter ce qu’il a semé. Il reste que ce manque d’autorité est inquiétant pour le pays et ouvre la porte à toutes les dérives.

Emmanuel BICHOT, conseiller national Les Républicains, président du groupe d’opposition municipale « Agir pour Dijon » et du groupe d’opposition communautaire «Alliance et projets pour le Grand Dijon », avec Mme Chantal OUTHIER, Mr Bernard BONORON et Mr Cyril GAUCHER.

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